L'absentéisme en Belgique connaît une baisse significative pour la première fois en 25 ans

Premiers signes encourageants d’une nouvelle politique de convocation qui porte ses fruits

  • Le taux de maladie global des travailleurs a baissé en 2025, pour s'établir à 8,09 % (contre 8,49 % en 2024) : il s'agit de la première baisse significative en 25 ans.
  • Cette baisse est nettement plus marquée chez les ouvriers (-6,9 %) que chez les employés (-2,7 %). ​
  • C'est surtout l'absentéisme de durée moyenne qui recule fortement, avec une diminution de 11 % en un an.

Bruxelles, le 3 avril 2026 – Après une hausse quasi ininterrompue pendant plus de deux décennies, l'absentéisme sur le marché du travail belge connaît pour la première fois une baisse significative. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le prestataire de services RH Securex. Lors d'une journée de travail moyenne en 2025, 8,09 % des salariés étaient absents pour cause de maladie, contre un pic record de 8,49 % en 2024. ​ Cette baisse historique est principalement due à une diminution notable de l'absentéisme de moyenne durée, qui a chuté de pas moins de 11 % en l’espace d’un an.

Outre l'absentéisme de moyenne durée (1 mois à 1 an), qui a baissé l'année dernière de 2,58 % à 2,30 %, la baisse générale du taux d'absentéisme pour cause de maladie est également visible dans le cas de l'absentéisme de courte durée (jusqu'à 1 mois), qui a diminué de 5,8 % (passant de 2,58 % à 2,43 %). ​ L'absentéisme de longue durée (plus d'un an) reste toutefois ​ à un niveau historiquement élevé de 3,35 % en 2025. ​ ​

La nouvelle politique de convocation porte ses fruits, en particulier chez les ouvriers

La baisse de l'absentéisme de moyenne durée coïncide avec la nouvelle politique de convocation introduite en 2024 et pleinement entrée en vigueur en 2025. Cette politique renforce l'accompagnement par le médecin-conseil et le coordinateur de retour au travail, qui contacte désormais les travailleurs en arrêt maladie plus tôt et plus fréquemment – notamment avant la fin du quatrième mois, ainsi qu'au cours des septième et onzième mois d'absence – afin d'étudier les possibilités d'une réintégration adaptée.

Elisabeth Etter, HR Consultant chez Securex : « Nous constatons dans la pratique que le suivi des collaborateurs absents est plus rapide et mieux ciblé. Les travailleurs se sentent mieux informés et soutenus, tandis que les employeurs et les responsables hiérarchiques réfléchissent plus activement aux possibilités de réintégration. Cette volonté commune d'aborder le sujet ouvertement renforce la qualité du processus de réintégration dans la pratique. »
Gianinna Ng, médecin-directeur Mutualités Libres (Partenamut) : « Depuis la mise en place de la nouvelle politique de convocation, les assurés sont orientés plus rapidement vers le médecin-conseil ou le paramédical. Cela accélère la prise en charge et peut potentiellement contribuer à la baisse des périodes de maladie de moyenne durée. Nous espérons toutefois que cette tendance se confirmera à l’avenir et qu’elle aura également un effet positif sur les cas de maladie de longue durée. »

La baisse est nettement plus marquée chez les ouvriers que chez les employés. Le taux d'absentéisme global a diminué de 6,9 % chez les ouvriers (passant de 11,52 % à 10,73 %) et de 2,7 % chez les employés (passant de 6,56 % à 6,38 %). ​

En ce qui concerne spécifiquement les absences de moyenne durée, la baisse atteint même 14 % chez les ouvriers (passant de 3,40 % à 2,91 %) et 7 % chez les employés (passant de 2,05 % à 1,91 %). ​ ​

« L'une des explications possibles de la baisse plus marquée de l'absentéisme de moyenne durée chez les ouvriers que chez les employés réside dans la nature différente des problèmes de santé qui touchent généralement ces deux groupes. Chez les ouvriers, les causes sont plus souvent d’ordre physique, tandis que chez les employés, ce sont plus souvent des troubles psychosociaux qui en sont à l’origine. Les troubles physiques offrent souvent un parcours de rétablissement plus prévisible et sont mieux connus que les troubles psychosociaux. Le seuil à franchir pour reprendre le travail chez le même employeur à temps partiel est donc potentiellement moins élevé que dans le cas de troubles psychosociaux fortement liés au travail, comme le burn-out, » explique Gianinna Ng. 1
« Nous savons que le retour au travail dans un environnement soutenant peut favoriser le rétablissement, aussi en cas de burn-out. Pourtant, aujourd’hui, le burn-out entraîne encore une période d’arrêt prolongée, ce qui explique pourquoi la baisse de l’absentéisme de moyenne durée est moins marquée chez ces personnes, » explique Elisabeth Etter.

Un suivi positif est essentiel pour éviter les rechutes

Bien que la baisse remarquable du taux d'absentéisme global soit encourageante, les experts soulignent l'importance d'une approche durable. Il ne suffit pas de remettre les personnes en activité plus rapidement ; un suivi adéquat après la reprise du travail est essentiel pour éviter les rechutes.

Elisabeth Etter souligne l'importance d'une approche durable : « La baisse du taux d'absentéisme global marque un tournant important, mais nous ne pouvons pas y voir une tendance définitive ou une fin en soi. Le défi consiste désormais à pérenniser cette tendance positive et à éviter les rechutes. Sans un suivi positif et soutenant de la part de l’employeur et sans des autres parties qui apportent leur soutien après le retour au travail, les collaborateurs risquent de basculer vers l’absentéisme de longue durée. Il faudra du temps avant que l’impact des mesures ne se reflète également dans les chiffres de l’absentéisme de longue durée. C’est pourquoi il est essentiel de continuer à mettre l’accent sur une politique de bien-être solide et préventive. La prévention reste la meilleure des approches. »

1 L'incapacité de travail en Belgique est en hausse


À propos de l’étude

Les chiffres présentés dans cette étude sont basés sur les données enregistrées par les employeurs. Ils s'appliquent à un salarié type dans les entreprises comptant jusqu'à 1 000 salariés du secteur privé belge. En 2025, l'échantillon comptait 22 583 employeurs et 188 857 salariés. Les salariés de l'échantillon ont un contrat d'au moins 30 jours, dont au moins un jour dans la période étudiée. ​

La comparaison avec les données de population de l’ONSS montre que l’échantillon de Securex reflète le marché du travail belge en ce qui concerne le statut, le sexe et l’âge des salariés, ainsi que la taille des entreprises comptant jusqu’à 1 000 salariés. Il est toutefois moins représentatif au niveau régional. C’est pourquoi Securex corrige les taux d’absentéisme à l’aide d’un facteur de pondération spécifique à chaque province. ​

Steven De Vliegher

PR Specialist, Securex

 

 

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À propos de Securex

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L’esprit d’entreprise est le moteur de notre économie, les travailleurs sont la clé du succès. Securex soutient les entrepreneurs débutants et confirmés dans le développement, la  croissance et la protection de leur entreprise. Nous croyons fortement en une politique du personnel adaptée à l’individu et soucieuse de l’employabilité durable.

Securex est le partenaire par excellence en matière d'entrepreneuriat et d'emploi. Il offre des services larges et intégrés dans le domaine du développement d’entreprise aux entreprises, de l’administration du personnel et du calcul des salaires, de la prévention et du bien-être au travail, du développement de talents et des assurances. Chez Securex, on trouve tout sous le même toit.

En tant qu’entreprise tournée vers l’humain, Securex considère que notre succès commence par nos collaborateurs. Nous leur offrons un environnement où ils peuvent grandir et continuer à développer leurs talents. Cette base solide permet à Securex d’avoir un impact durable. Nos équipes fournissent des services divers et qualitatifs qui aident nos clients et leurs collaborateurs à briller, à adopter des pratiques durables et à avoir un impact positif sur la société.

En 2024, Securex a atteint un chiffre d’affaires de 352 millions d’euros. Le Groupe Securex compte plus de 1.900 collaborateurs en Belgique, en France, en Espagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Chaque jour, ils fournissent des services à 250.000 clients ensemble dont plus de 91.000 entreprises, 133.000 indépendants et plus de 5.000 partenaires en Belgique. 

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