L’écart salarial en Belgique ​ commence déjà dès les jobs d'étudiants

Les étudiants jobistes masculins gagnent en moyenne 40 cents de plus par heure que leurs collègues féminines

  • En 2026, les étudiants jobistes masculins gagnent en moyenne 14,20 € par heure, tandis que les étudiantes gagnent en moyenne 13,80 € par heure.
  • L’écart salarial corrigé entre les étudiants jobistes masculins et féminins a augmenté ces dernières années, passant de 0,21 € par heure en 2024 à 0,29 € par heure en 2026.
  • Au sein de la CP 200 (employés), cet écart a grimpé en deux ans de 0,31 € (2024) à 0,82 € (2026) par heure.

Bruxelles, le 25 juin 2026 – En Belgique, les étudiantes jobistes gagnent en moyenne 40 cents de moins par heure que leurs homologues masculins. C’est ce qui ressort d’une analyse réalisée par le prestataire de services RH Securex ​ basée sur les salaires des étudiants jobistes dans notre pays. En 2026, le salaire horaire brut moyen des étudiants jobistes s'élève à 14,20 € pour les hommes et à 13,80 € pour les femmes.

L'écart salarial reste significatif, même après corrections selon l'âge, le statut et le secteur

Les différences d’âge, de statut et de secteur expliquent en partie l'écart entre le salaire horaire des hommes et celui des femmes. C'est pourquoi le salaire horaire moyen des étudiants jobistes a été ajusté ​ en fonction de l'âge, du statut et du secteur. Après cette correction, un écart salarial statistiquement significatif persiste: ​ : les étudiants masculins gagnent en moyenne 14,13 € de l'heure contre 13,84 € pour les étudiantes, soit une différence significative de 29 cents de l'heure.

L’écart salarial horaire se creuse

L’écart salarial corrigé entre les étudiants jobistes masculins et féminins s’est creusé ces dernières années. Alors que la différence de salaire horaire brut s'élevait encore à 21 cents en 2024, elle est passée à 26 cents en 2025, pour atteindre 29 cents en 2026.

Une différence de 29 cents de l’heure peut sembler minime, mais elle devient bien plus concrète une fois transposée dans des situations réalistes:

  • Pour un étudiant jobiste travaillant un mois à temps plein en été (environ 150 heures), cela représente une différence d’environ 44 € bruts.
  • Pour les étudiants qui travaillent une journée entière chaque samedi, l'écart annuel s'élève à plus de 120 € bruts.
  • Pour les étudiants qui utilisent le contingent maximal de 650 heures de job étudiant par an, un jeune homme aura gagné en moyenne 190 € bruts de plus qu'une jeune femme sur une année. ​
« Cette analyse illustre que l'écart salarial commence en réalité très tôt », explique Joëlle Boutefeu, Senior HR Consultant chez Securex. « Chez les étudiants jobistes, des facteurs tels que l'ancienneté, les perspectives d'évolution ou le travail à temps partiel ne jouent pas encore de rôle. Pourtant, nous constatons déjà une différence significative. Cela signifie que certains mécanismes qui mènent plus tard à des écarts salariaux sur le marché de l'emploi entrent déjà en jeu dès les premiers pas dans la vie active. »

L’écart salarial varie considérablement d'un secteur à l'autre

Une analyse complémentaire portant sur plusieurs secteurs où les emplois étudiants sont nombreux montre que l’écart salarial entre les étudiants jobistes masculins et féminins n’est pas uniforme partout.

Dans les secteurs où les étudiants effectuent souvent des tâches similaires, comme le commerce de détail indépendant, les grands magasins de vente au détail et le commerce de détail alimentaire, Securex ne constate aucun écart salarial significatif. Dans ces secteurs, les jobs d'étudiants sont généralement limités à un nombre relativement restreint de fonctions.

Dans les secteurs où les étudiants peuvent occuper un éventail plus large de fonctions, la situation s’avère différente. Les écarts les plus importants s'observent au sein de la plus grande commission paritaire de Belgique, la CP 200 (employés). Les étudiants jobistes masculins y gagnent en moyenne 14,71 € par heure en 2026, contre 13,89 € pour les étudiantes jobistes. L'écart salarial y est passé de 31 cents par heure en 2024 à 82 cents par heure en 2026, soit près de trois fois l'écart salarial moyen corrigé, tous secteurs confondus.

Par ailleurs, Securex constate également pour la première fois en 2026 un écart salarial statistiquement significatif dans l'Horeca, l’un des secteurs les plus prisés par les étudiants jobistes. Alors que les salaires des étudiants masculins et féminins y étaient pratiquement identiques ces dernières années, les étudiants masculins y perçoivent aujourd’hui en moyenne 15,43 € de l’heure, contre 15,32 € pour les étudiantes.

Joëlle Boutefeu : « L’écart salarial est le plus marqué dans les secteurs où les étudiants peuvent occuper un large éventail de fonctions. Cela suggère que les jeunes hommes et femmes occupent déjà des postes différents avant même que leur carrière ne commence véritablement, ce qui entraîne des disparités salariales dès leurs premières expériences professionnelles en tant qu'étudiants. Il s'agit là d'un signal important invitant les employeurs à analyser d’un oeil critique leur recrutement d’étudiants et à opter consciemment pour une attribution plus neutre et objective des fonctions et des responsabilités. »

À propos de l’étude

Cette analyse de Securex repose sur l'examen des salaires de 55 922 étudiants jobistes employés entre 2024 et 2026 par 7 653 employeurs belges.

Les salaires horaires moyens rapportés sont des salaires horaires bruts. Outre les salaires réels moyens, une analyse ajustée a été effectuée. Celle-ci prend en compte les différences d'âge, de statut et de secteur, afin de rendre les écarts de rémunération entre étudiants masculins et féminins plus comparables. Les exemples présentés dans ce communiqué de presse traduisant l'écart salarial dans des situations concrètes sont basés sur ces écarts corrigés. Tous les écarts de rémunération mentionnés dans ce communiqué de presse sont statistiquement significatifs.

Les analyses sectorielles ont été corrigées en fonction de l’âge et du statut.

Steven De Vliegher

PR Specialist, Securex

Steven Van de Broek

Media Relations, Weber Shandwick

 

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