Les mesures de soutien à l’énergie auront surtout un impact sur les travailleurs wallons : 74% d’entre eux se rendent au travail avec leur voiture personnelle

- En Wallonie, près de trois travailleurs sur quatre (74%) se rendent au travail avec leur voiture personnelle, contre 50% en Flandre et 23,7% à Bruxelles.
- Plus de 8 automobilistes utilisant leur voiture personnelle sur 10, l'utilisent chaque jour ouvrable, pour un trajet moyen simple d’environ 17,5 km.
- La nouvelle mesure temporaire permet aux employeurs d’accompagner la hausse des prix des carburants grâce à une intervention fiscalement avantageuse et nette.
Bruxelles, le 29 avril 2026 – Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement fédéral met en place, de mai à juillet 2026, des mesures temporaires de soutien à l’énergie pour les travailleurs qui se rendent au travail avec leur voiture personnelle. Cette initiative reflète une réalité bien ancrée : pour de nombreux Belges, leur propre voiture reste le principal mode de transport pour les déplacements domicile-travail. Une analyse du prestataire de services RH Securex met en évidence d’importantes disparités régionales.
En Wallonie, 74% des travailleurs se rendent au travail avec leur voiture personnelle. Cette proportion est sensiblement plus élevée qu’en Flandre (50%) et qu’à Bruxelles (23,7%), où l’offre de transports alternatifs est plus développée.
L’usage de la voiture personnelle est non seulement répandu, mais aussi très fréquent : plus de 8 automobilistes utilisant leur propre voiture sur 10, l’utilisent chaque jour ouvrable. Cette part atteint 91% en Wallonie, contre 81% en Flandre et 80% à Bruxelles. La distance moyenne simple parcourue est remarquablement similaire dans les trois régions, avec une moyenne d’environ 17,5 km, ce qui rend l’impact de la hausse des prix des carburants d’autant plus sensible pour le budget des travailleurs. Un automobiliste belge utilisant sa propre voiture sur cinq (19,2%) habite à moins de 5 kilomètres de son lieu de travail. Pour eux, les modes de transport alternatifs constituent une solution réaliste.
Une minorité combine l’usage de leur propre voiture avec d’autres modes de transport ou le télétravail. Ces travailleurs utilisent leur voiture en moyenne 6 à 7 jours ouvrables sur 10.
Avantage net pour le travailleur
Concrètement, un employeur peut soit augmenter l’indemnité existante de maximum 20% (la compensation étant plafonnée à 0,10 euro par kilomètre), soit introduire une nouvelle indemnité d’au moins 0,10 euro par kilomètre. Dans ce dernier cas également, la compensation pour l’employeur s’élève à 20% de l’indemnité instaurée, avec un maximum de 0,10 euro par kilomètre.
L'analyse de Securex confirme que la voiture personnelle demeure indispensable pour un grand nombre de travailleurs, en particulier en Wallonie et, plus largement, en dehors des grandes villes. Cette mesure représente donc une opportunité pour les employeurs d’apporter un soutien concret face à la hausse des coûts de carburant. Elle reste facultative, mais offre un avantage net significatif aux travailleurs.
À propos de l'étude
Pour cette étude, Securex a analysé les données du personnel de 19 626 entreprises qui emploient au total 207 184 travailleurs dans le secteur privé en Belgique (pour la période entre avril 2025 et mars 2026). D'une part, Securex a analysé les données informatives (par exemple, lorsqu'un travailleur ne reçoit pas d'indemnité pour ses déplacements domicile-travail) et, d'autre part, les données issues du traitement des salaires. Comme les indemnités sont liées au mode de transport choisi (indemnité vélo, indemnité kilométrique voiture, abonnements aux transports publics, etc.), la répartition des trajets domicile-travail par entreprise peut être cartographiée de manière très précise. Cette approche permet d'obtenir une vue d'ensemble sur une année complète et au niveau quotidien de la manière dont les travailleurs se déplacent.